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    11/11/2008

    She's gone

      Comme dirait Bob Marley

    she's gone (she's gone), she's gone, ye-ah!
    Oh, mocking bird, have you ever heard,
    Words that I never heard?
    Oh, mocking bird, have you ever heard,
    Words that I never heard?

    She's gone et les Ladysmith Black Mambazo ne chanteront plus avec elle leur hymne ... comme ils l'avaient fait quand elle est revenue en Afrique du Sud après 31 ans d'exil...

    N'Kosi Sikeleli Africa- With Miriam Makeba
          

    en 1966, elle chante et elle explique les townships... et en 1968 elle épouse un des leaders des Black Panthers...

    Miriam Makeba - Khawuleza
         

     

     

    11/10/2008

    De la force des idées...

     

    Un peu d'histoire... about Malcom X ...

    Arte a programmé en Juillet dernier un reportage en deux parties sur Malcom X.

    De nombreux témoignages, beaucoup d'images d'archive qui dressent un portrait contrasté et vraiment intéressant...

         

    10/10/2007

    Hasta Siempre

    Aquí se queda la clara,
    La entrañable transparencia
    De tu querida presencia,
    Comandante Che Guevara (?)

     

    Non ce n'est pas une marque de bière ou de soda, c'est dans l'air, une icone devenue publicitaire, éternellement jeune et fantasmée... ornement décoratif des devantures d'échoppes

    1/24/2007

    Les chipies

     
    Elles regardent tout d'un air de moquerie méprisante, cultivent les propos tendances empruntés aux univers formatés des magazines "sois conne et ouvre là à tout va !", variante de "fais chier ton prochain [avec concentration sur ta prochaine] comme jamais tu n'aimerais qu'il soit possible de te faire ch... toi !"... Si filiformes, elles bâfrent et faussement innocentes interrogent la boulotte "Ah t'as pas pris de frites avec ta pizza ? Pourtant c'est trop top avec une pointe de mayo et de ketchup"... La prévenance est un gros mot, la circonspection une injure... L'art aisé d'infliger en toute occasion des petites blessures notamment narcissiques à autrui est cultivé, y'a grand bien à faire du mal avec application, régularité et légèreté...

    T'as le look coco...

     Dans la boutique il y avait deux spécimens de chipie (ça se balade souvent par paire dans un registre duo sado maso). "C'est trop nul" s'exclamait l'une. "Oui trop nase, il n'y a que des vieilleries de collections datant d'au moins 3 ans" renchérissait l'autre... Pia, pia, pia... péroraison longue et ultra bruyante pour affirmer sa différence à la foule des connes anonymes arpentant les rayons et y trouvant un intérêt. Je n'avais que le son, j'ai ri à l'image... Celle de deux poufs traquant l'effet produit, quarantaine dépassée et pas sereine, avides de se rassurer en cassant plus bas que Brice et perplexes du non -effroi que générait leurs propos... Parfois la chipie fait flop... et c'est bon ! 

     
    12/8/2005

    Tant va la cause à l'eau qu'à la fin elle se casse

    Une grande cause nationale chasse l'autre, avec à peu près la même chance d'être justement la cause oubliée ou le sujet crucial traité par-dessus la jambe dans un grand froufrou mondain éphémère et plus que superficiel pendant l'année soit disant dédiée...

    Reine d'un jour en quelque sorte, comme le SIDA, "intronisé" Grande cause nationale 2005 en décembre 2004, qui, ironie, le 1er décembre (Journée internationale contre le SIDA) a cédé la place à « l'égalité des chances »... Il faudrait demander à Nico d'être le parrain... il devrait avoir des trucs à dire... mais le bon Dominique s'est chargé de l'annonce entouré de son aréopage d’alibis à connotation sociale… Azouz on vous souhaite bien du courage…  quoique, vous l’avez un peu cherché… Cela me fait penser à une logique d’indemnité compensatoire… Je te donne une Grande cause nationale ne va pas penser à jouer les « Grandes gueules »…

    10/17/2005

    In Memoriam

    Comme beaucoup de gens, je ne l’ai vraiment « découverte » que très tard cette date qui résonne particulièrement aujourd’hui. 17 octobre 1961. J’ai peine à imaginer, à comprendre… C’est une œuvre de fiction qui m’a comme on dit « affranchie ». Elle constitua pour nombre d’entre nous un « révélateur ». Parti pris de Didier Daeninckx, dans « Meurtres pour mémoire » (1984), de mêler fiction et réalité en un jeu étrange de ricochets lugubres qui lui vaudra le prix Vaillant-Couturier et le grand prix de la Littérature Policière. Depuis, d’autres publications, des adaptations filmées, des reconstitutions documentaires et des dossiers spéciaux se sont succédé, levant le voile sur les agissements du préfet de police d’alors, Maurice Papon puisqu’il faut le nommer. Une pièce de théâtre créée par Michel Deutsch et Georges Lavaudant en 1997 à l’Odéon (Histoires de France) me fit l’effet d’un rappel, violent, cinglant. Comme la toile de fond du paradoxe des années 80 avec les comportements de Mitterrand à l’égard des anciens de l’OAS et de tout un tas de personnages aux agissements plus que troubles.
     
    Chaque année, les journalistes rouvrent pour 24 heures le dossier, mettant furtivement en exergue ce moment d’histoire oublié, « effacé » au point qu’il a toujours été difficile de chiffrer le nombre de victimes (des dizaines pour les uns, des centaines pour les autres). Pour ceux qui ignoreraient encore tout, la police se livra ce jour là à un massacre en règle de manifestants, majoritairement algériens ou d’origine algérienne, défilant pacifiquement contre le couvre-feu qui leur était imposé et dont les corps furent jetés dans la Seine.
     
    Une association s’était constituée il y a quelques années, militant en faveur de la reconnaissance des faits qualifiés par elle de crime contre l’humanité, réclamant un lieu de mémoire et un accès libre aux archives de l’époque. On retrouve dans le comité d’honneur des gens tels que  Pierre Vidal-Naquet, qui fut l’un des premiers historiens à évoquer ouvertement cette tuerie. Elle semble inactive aujourd’hui…
     
    Je n’ai aucune envie de vous faire la leçon, d’histoire ou de morale. J’abhorre les jérémiades des états trainant leur culpabilité morbide et condescendante dans un concert d’auto flagellation, mais la lutte contre l’oubli ne me semble pas vaine d’autant qu’elle nous rappelle combien la barbarie est là, tapie, proche, capable de fleurir sur le terreau des peurs primaires et des fantasmes… 
     
      44 ans ! …