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    10/15/2008

    Sans interdits ?

    Sous le ciel bleu, les signes...

    C'est tout droit !

    One way, sans arrêt possible de chaque côté de la rive et détour impossible du coté du sens interdit...

    11/20/2007

    Parfois je clignote...

     

    Comme un papillon lumineux...

    Lumières de fêtes

    10/15/2007

    Lâchez tout !

    Il était l'homme qui rit... caryatide d'un monde qui pleure

    Caryatide

    emprunt à Hugo, Victor... me semble-t-il...

    3/12/2007

    La campagne ça me gagne pas...

    Ils ont du se fâcher avec Radio Classique et leur programmateur. Ou alors ils ont payé un consultant psycho-bruitiste qui leur a démontré les vertus d’un changement de programme, la musique n’adoucissant plus autant les mœurs… Ou alors ils nous testent pour voir à quel moment nous allons craquer…

    Ce n'est pas que j'aie particulièrement goûté les chants liturgiques ou sonnant comme tels qu’ils ont très étonnement diffusés lors de l'agonie de Jean-Paul II ni que j’en aie la nostalgie, mais depuis peu le programme sonore de substitution à la bande son classique me terrifie...

    Cui_cui

    Finis les violons apaisants. Ce ne sont que cris d’enfants, pépiements d’oiseaux et bruits de nature angoissants avec alternance d’ambiance de cours d’école hystérique et de chute d’eau pas bucolique … J’ai pensé qu’il s’agissait d’un test et que tout allait bientôt redevenir normal : musique discrète ponctuée d’annonces de service genre « le responsable du parking schpountz est demandé au PCC »…

    Hélas non, bien au contraire… Même loin de la Défense et de ses multiples labyrinthes parkings où mon auto attend que j’accomplisse mon devoir professionnel, au cœur de Paris, Vinci me poursuit encore et toujours avec sa bande son écolo bruyante et totalement effrayante…

    Atmosphère de volière survoltée jusque dans les couloirs menant aux ascenseurs, niveau sonore démesurément haut, impression que des tas de bestioles vont nous fondre dessus à la moindre occasion … Je crois que je vais écrire à M’sieur Vinci pour lui dire que moi la campagne et les nains de jardin virtuels ça m’énerve…

    1/18/2007

    Deux versions de la vie...

     
    C'est un peu comme une arène avec ses gladiateurs volontaires, chacun connaissant les règles du jeu, les lois du genre. Le public est difficile et acerbe, prompt à guetter la faute, la faille, le manque d'aisance et le découragement. Il faut tenir son rang, son grade, la distance et les distances, trouver et garder sa place...
     
    Il a tenu son auditoire bien mieux que je ne l'aurais cru, avec calme, malgré les piques insidieuses, avec ses travers et ses manques mais sans doute aussi avec lassitude ... Il m'est apparu tellement "humain" face à cette foule intelligente mais carnassière, digne, même dans l'échec potentiel et dans les limites qu'on lui devine ou lui sait...
     
    Je l'ai vu s'accrocher à cet ancrage magique qu'est pour beaucoup d'hommes et de femmes leur alliance... Il l'agrippait, la faisait tourner autour de son annulaire, y concentrait probablement toute la colère sourde qu'il n'exprime guère dans sa manière exaspérée mais toujours courtoise d'être face au "groupe" lorsqu'il est hostile ou en attente de ce qu'il ne sera pas à même de donner...
     
    Il s'est tiré de son bourbier sans trop de dommages, certains regrettant probablement de n'avoir pas assisté à un étrillage en règle... A celui qui l'a soutenu il a adressé d'un geste très discret un remerciement dont la chaleur m'a touchée pour ce qu'elle dit de la belle relation de confiance sans paroles et d'entraide qui unit ces deux hommes... Ca ne m'en pas rendu ses entêtements plus supportables mais de cet intermède je n'ai retenu que ces gestes d'homme, de père de famille dont la vie est ailleurs et qui autont très certainement échappé à une majorité de l'auditoire déçue de n'avoir pas eu son compte de cynisme et de ratage...
     
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    Il faut être au top, toujours, s'abstraire des considérations personnelles et contingentes,  performer. L'émulation, la compétition et le doute permanents motivent chacun de donner le meilleur et à ne pas s'endormir sur ses lauriers. Tu te crois arrivé ? Dépêche toi de douter et si tu es au top bats-toi pour y rester et sois à la hauteur de la pression que l'on t'encourage à te mettre tout seul...
     
    Il n'a vraiment pas assuré. A son niveau on est en droit d'attendre autre chose. Ce calme résigné dans la défaite, cette manière pitoyable de s'appuyer sur son sbire pour ne pas tout porter et de triturer son alliance. Comme si sa femme et ses gosses allaient débarquer pour le sauver non mais je vous jure...
     
    Franchement il n'a pas été à la hauteur. Si au bout d'un moment personne n'en a rajouté c'est sans doute par pitié je ne vois que ça . Qui cela pourrait-il émouvoir de voir deux types se servir la soupe et délivrer du médiocre. Mais bon, il ne s'est pas fait allumer autant qu'il l'aurait mérité et personne n'a osé être celui par lequel la vérité arrive. En plus à la fin c'est à se demander s'il n'était pas satisfait de lui et de l'autre à qui il a mis une petite tape dans le dos en retournant à sa place après son intervention... C'est ça les gars embrassez-vous et demain on fait une réunion avec les bisounours... Franchement ça manque de professionalisme tout ça et il aurait été normal qu'il en paye les conséquences...
     
    10/4/2006

    Tempête sous un crâne

    Je l’ai à peine aperçu quand il est entré. J’étais dans un délicieux et rare moment d’absence à mes pensées, un luxe, qu’allez savoir pourquoi, seule l’attente de la naissance d’un surplus de reflet blond dans ma tignasse sait faire naître. Coiffeurs, accoucheurs de confidences non souhaitées… Je m’y délecte à ne rien faire, même pas feuilleter les magazines….

    La patronne du salon s’est empressée de l’accueillir, client régulier apparemment. Mince, soucieux de sa mise, pantalon bien coupé, blouson court et branchouille, barbe légère et travaillée que dis-je bouc étudié d’intellectuel embourgeoisé, calvitie naissante apprivoisée, lunettes design un peu froides, regard plongeant sur ses pompes malgré une grande assurance affichée. A peine assis il a ouvert les vannes, exposant son point de vue et ses certitudes sur des tas de sujets, ses clients friqués jamais satisfaits et ne profitant de rien, les leçons qu’il leur donne, ses excellentes qualités de père et de pédagogue ayant sauvé sa fille d’un léger marasme scolaire passager, son organisation sans faille et ses maniaqueries domestiques… que sais-je encore… Il parlait assez fort pour que le son de sa voix couvre le bruit des brushings, nous noyant sous une logorrhée incessante, touchante et insupportable, du genre qui en remontre à la coiffeuse, fine et silencieuse, admirative avec ce qu’il faut de réserve pour rassurer le mâle et les maux…

    J’ai souri aussi discrètement que possible, croisant en retour dans le miroir le regard et les sourires malicieux de ma coiffeuse, jeune femme aimable, attentive et silencieuse dont je goûte à chaque fois la conversation économe et l’habile patience… Quand il est parti le papotage est devenu léger, avec ses pauses et ses silences… reprise du cours du rien… c’était bien…

     

    9/3/2006

    Boucles brunes

     
    Ses longs cheveux se terminent en de jolies boucles qui rebondissent au gré de ses sautillements. Elle gambade, surgie comme un diable de la chambre d'hôtel qu'elle occupe avec ses parents. T-shirt blanc orné d’une fleur rouge enfantine, pantacourt impeccable de même couleur, barrette rose...
     
    Elle chantonne et brandit un objet non identifiable jusqu’à ce qu’elle le déploie vivement : éventail de tissus et de bois aux contours hispaniques dont elle s’évente sans me voir, me coupant brutalement la route, toute occupée à dissiper la chaleur sicilienne d’un geste puéril mais affirmé, un geste de dame ou de princesse … petite torpille russe sans sa babouchka qui doit l’attendre un peu plus loin…

    Elle doit avoir 9 ou 10 ans, dévale l’escalier qui conduit jusqu’au lobby… elle ne m’a pas vue… elle n’est que jeu et histoires qu’on se raconte la tête dans les nuages…

    Quand perd-on cette capacité à n’être que dans l’instant ? Quand ai-je cessé de ne voir dans le jour qui parait que la seule perspective riante de la soirée de vacances ? Quand ai-je donc commencé à toujours avoir mille pensées en tête ? En a-t-il jamais été autrement ? Je crois que oui mais c’est loin et j’aime sans nostalgie mais avec curiosité ces délicats croisements avec l’enfance …

    8/30/2006

    Absence non autorisée

     
    On a le deuil qu'on peut.... il en est de capricieux qui vous bercent de l'illusion du chagrin assourdi mais vous réveillent au coin d'une nuit sans sommeil ... il en est de capricieux hantés par le désaroi d'une mère qui ne peut renoncer à comprendre et cherche en vous l'écho d'un souffle de vie... il en est de capricieux habités par la douceur du souvenir des sourires et de la main que l'on ne tend jamais assez... Ca rend avide... de vrai, de simple... ça dégrise un peu de la connerie et du nombrilisme et c'est toujours ça à prendre....
    6/9/2006

    Red team

    Une touche de rouge dans nos vêtements. La petite touche du cœur, clin d'œil codé et chatoyant, dress-code improbable, fête, partage. 3 regards fixés sur l'objectif, nos sourires fatigués mais heureux. Et lui, grand mais pas si balaise, si jeune, nous enlaçant, chacune d'un côté.

    Putain qu'il me manque...  

    5/6/2006

    Promenade

    Fenêtre grillagées entrouvertes, rez-de-chaussée sombre. Sur le bord des fenêtres un capharnaüm incroyable : bouts de chiffons, boites et objets divers. Des sacs plastiques fixés aux grilles via de petits crochets métalliques flottent au vent intérieur et rare, vides, poches directionnelles improbables. Des cages aux oiseaux enformis absents s’accrochent aux parois des fenêtres. On devine les chats engourdis sur des fauteuils informes, l’amoncellement des choses et de la poussière, la vie recroquevillée, et un univers de vieillesse confinée.

    Au coin de la rue, une haie, verte et brillante, couverte de petites fleurs blanches. Leur parfum acidulé emporté par un courant d’air m’enveloppe, réflexe d’autodéfense : contempler  le ciel, même gris, goûter l’air, trouver du charme à la pluie citadine…

    6/21/2005

    Objets inanimés etc. (1)

    D’abord. D’abord il ya le cintre. Cet ennemi potentiel du ménage. Cette chose aux mille formes qui s’insinue dans chaque recoin, bloque la fermeture des portes de placard, s’accroche à tout ce qu’elle rencontre dans sa chute inéluctable, s’enchevêtre dans un inextricable fatras bruyant et pénible à démêler. En fil de fer brut, recouvert d’un léger film de plastique blanc ou coloré, en bois luxueusement poli, en plastique noir chic ou cheap, à pinces qui résistent, lâchent mollement sans avoir jamais rien serré ou cassent net et sec, pliant, design et totalement inopérant, froufrouteux garni de dentelle voire parfumé pour jeune fille sage….

    Oui le cintre, qui tel un Oryctolagus cuniculus (avouez que ça en jette plus que « lapin ») se reproduit et s’amoncelle au fil des retours de pressing dans une cascade exponentielle qui me contraint à procéder régulièrement à élimination massive, qui refuse de se plier simplement aux exigences d’un écrasement nécessaire à son transit en sac poubelle qu’il troue sans vergogne, griffeur, pourfendeur et roublard sous son apparence anodine d’objet simple et usuel. Complice de mes étendages maniaques et de mes rangements un peu trop ordonnancés mais casse pied invétéré de la vie quotidienne…

    Oui, le cintre…

    6/12/2005

    On the road again

    Chaque jour passage en voiture sur ce pont, axe incontournable et invariable. Même longue file de voitures qui tentent de s’infiltrer dans les rues de la ville que je quitte, mêmes flux plus ou moins ordonnés croisés à contrecourant.

    Cela serait d’un ennui mortel s’il n’y avait tous ces menus détails qui me rappellent à une réalité que je ne touche pas, ne sens pas dans ma coquille sur roues, l’oreille rivée aux propos de Rebecca Manzoni qui a finalement su me consoler du départ de Pascale Clark… e-clektik

    Il y a cette femme comme sortie d’une autre époque, petite, toute ridée, toute fardée, habillée d’une manière étonnante que j’aurais peine à cataloguer et c’est là son charme. Mélange de désuétude et d’ambiance boudoir cosy, chapeautée d’un couvre-chef souvent orné d’une grosse fleur pas toujours artificielle, rose épanouie pas tout à fait fanée, comme sa propriétaire… Je ne la vois plus… son ombre persiste et je m’attends à tout moment à voir surgir son bibi de paille bleu et ses chaussures "daisy"…

    Il y a cette jeune femme blonde et fine, tantôt portant sa maternité, tantôt portée par elle, comme si l’excroissance pleine de promesses que l’on ne peut ignorer lui servait alternativement de frein et de moteur. Élégance simple et colorée sans mièvrerie, véritable joliesse dans l’allure et la démarche fluide et tranquille… Hier ses traits laissaient affleurer la fatigue et ce matin je ne l’ai point aperçue… RTT ?

    Il y a ces bacs de fleurs débordant des créations des jardiniers municipaux. Des gerbes tombantes tendant leurs tiges vers l’eau ou l’asphalte. Je n’aime pas les jardinières proprettes et rectilignes, je n’aime pas bien les géraniums sauf quand ils n’en font qu’à leur tête et dégueulent en cascade ingérables… Il faut croire que le deus ex jardinum local mélange habilement psychorigidité de rigueur et fantaisie… C’est ordonné mais asynchrone, comme vivant et un peu sauvage… avec des espèces égarées piquées dans les champs… Qui aurait dit que cette municipalité pouvait abriter une forme de logique hybride et quasi poétique?...

    Il y a… les routines des autres qui constellent la mienne de minuscules pépites…

    4/25/2005

    Début

    Voilà. Moi aussi noméo.